Mission Antares
Je reviens de mission. Je n'ai pas pu vous prévenir, la chose a été improvisée de A à Z.
En fait les autorités françaises nous ont convoqué il y a quelques jours, en plein après-midi. La chose était d'importance nous dit-on.
Reçus dans le cabinet du ministre, nous avons vite appris qu'une bande de terroriste venait de se lancer dans l'execution d'un sombre projet : la mise en orbite d'un satellite doté d'un rayon laser à haute fréquence. Tellement haute qu'il pouvait émettre jusqu'au sol, et faire entrer en résonnance toutes sortes de matériaux, de manière à provoquer des tremblements très forts.
Le matériau terre était de ceux là. Avec le satellite, les terroristes allaient provoquer des tremblements de terre à répétions.
Comme James Bond travaille pour l'angleterre, et qu'accessoirement il n'existe que dans les films, c'est nous qui avions été réquisitionnés. Faisant partis de l'armée américaine, mais basés en France, notre pays nous avait mis à disposition de l'état français.
En seulement 15 heures nous avons été emmenés jusqu'à Kourou, où nous avons décollés presque aussitôt. Dans nos soutes, un appareil top secret conçu par la France : un avion orbitable capable de se mouvoir dans l'espace, sans frottement, et donc sans énergie. La chose était à mon sens impossible.
Une fois arrivés en vue du satellite malfaisant, nous n'avons noté aucune présence hostile. Ceux qui avaient fait venir le satellite ici étaient déjà repartis. Tant mieux, nous n'aurions pas à nous battre.
Nous sommes sortis à bords de l'avion orbitale. Nous avons du nous rendre à l'évidence, cela fonctionnait. Complètement.
L'appareil était armé d'un missile. De quoi détruire, sans pitié, le satellite.
Nous l'avons fait.
Nous sommes rentrés.
Aucun accroc dans la mission. Mais j'en viens à avoir peur de tout cela. Quelqu'un avait placé un satellite, là, dans l'espace, sans être plus embêté que cela. Nous l'avons détruit certes, mais nous n'avons jamais su qui était derrière tout ça. Comment le satellite avait été amené là. Ca fait vraiment un drôle d'effet de savoir que des individus capables de construire de tels engins n'ont pas été plus inquiétés que cela. Ils pourraient parfairement recommencer demain, sans que nous le sachion, et alors ce serait terrible.
J'avoue que cela me mine complètement. Mais je vais me resaissir. D'ailleurs, demain l'entraînement reprend.
- Paul Mc Moen
- 23:25
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